Médecins, pharmaciens, dentistes, sages-femmes : la première année commune, enfin (ou presque).

le 20 novembre 2008 • 6 commentaires • Mots clés : , , , ,

« Mesdames, Messieurs

L’accès aux études médicales, odontologiques et de sage-femme est conditionné à la réussite aux épreuves de classement de fin de première année du premier cycle des études médicales. Cette première année commune attire un nombre croissant d’étudiants et génère un taux d’échec très élevé. Il est indispensable de réformer cette première année, actuellement uniquement orientée vers la sélection des étudiants, pour faire en sorte que l’enseignement dispensé permette aux étudiants en situation d’échec de se réorienter.La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mme Valérie Pécresse, a confié au professeur Jean-François Bach, Secrétaire Perpétuel de l’Académie des sciences, la mission d’élaborer des propositions concrètes de réforme de la première année des études de médecine, et de pharmacie.
Les mesures proposées par le professeur Bach, dans le rapport qu’il a remis à la ministre le 21 février 2008, visent notamment à rapprocher quatre filières : médecine, odontologie, sage-femme et pharmacie au sein d’une année commune avec le double objectif d’ouvrir le maximum de possibilités aux étudiants, en adéquation avec leurs capacités et leurs aspirations personnelles et de développer une culture commune chez les futurs acteurs de santé qui seront amenés à collaborer dans leur vie professionnelle ultérieure… »

Voici comment débute la proposition de loi rédigée par le député Jacques Domergue (UMP, et Docteur en médecine de Montpellier) qui pourrait être examinée courant décembre. Afin d’éviter le « gâchis » des différents concours aujourd’hui en place, Valérie Pécresse semble en faveur de l’instauration d’une première année commune aux filières médecine, dentaire, pharamcie et sage femme. Nous en avions déjà parlé en mai, mais les choses tendent à s’accelérer. Afin de satisfaire votre curiosité, 4 questions que vous vous posez peut-être, et 4 réponses qui vous satisferont (peut-être).

Y aurait-il un concours commun?
Non. Le projet de loi prévoit de conserver les 4 concours au terme de la première année. Les étudiants pourraient avoir la possibilité de passer les quatre.

L’ensemble du programme de première année serait-il commun?
Selon le projet de loi, la première année devrait s’articuler autour d’un tronc commun, plus des enseignements optionnels selon les choix de chacun.

Cette réforme, pour quand?
La loi votée, le Ministère souhaiterait son application dès la rentrée 2009-2010.

Quoi d’autre?
Deux éléments originaux ont retenu notre attention. Tout d’abord l’instauration d’un « droit de remords », permettant à un étudiant inscrit en 3ème année d’une filière de basculer en deuxième année d’une autre, certainement sous conditions. D’autre part la création de « passerelles entrantes » : l »es titulaires d’un master littéraire ou de sciences humaines, les diplômés d’une école de commerce ou d’un institut d’études politiques pourront intégrer la deuxième année de médecine, sur dossier et entretien de motivation. »

Lire la proposition de loi.

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G. novembre 20, 2008 à 22 h 59 min

Puisque le site est un tel succès, avec une vraie visibilité innnnnternationale,je vais donner mon opinion, en espérant que Mr Doumergue la lise …

…le double objectif [est] d’ouvrir le maximum de possibilités aux étudiants, en adéquation avec leurs capacités et leurs aspirations personnelles …

Je pense que cet argument va à l’encontre de l’intention initiale. Si le systeme actuel est encore defaillant pour valoriser la capacité réelle des etudiants, je le trouve assez performant pour les conforter dans leur aspirations personnelles. Pour parler de moi, qui voulait etre pharmacien, je pense avoir pas mal reussi ce projet en m’inscrivant à la fac de pharma. Il serait opportun de faire un parallele avec l’actuelle épreuve nationale classante. Bref, depuis l’amérique, ça sent la manoeuvre politicienne, c’est tout dire.

Guillaume

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alex janvier 8, 2009 à 19 h 45 min

Je suis en premiere année de pharmacie et nous sommes 300 avec cette loi nous serions mélangés avec les médecines qui ont déja leurs cours répartis sur plusieurs campus, des travaux dirigés qui passeaient de 30 a 70 éléves, nous perdons pas mal de matieres et j’en passe… oui le systeme LMD est une bonne chose mais pas cette loi

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