Nous vous parlions en fin de semaine dernière de la remise du rapport Rioli sur l’avenir de la place du pharmacien au sein du parcours de soin du patient. Une réflexion menée dans le cadre de l’adoption cet été de la fameuse loi HPST. De ce rapport Rioli, nous avons déjà détaillé les 14 propositions relatives au projet professionnel pour le pharmacien d’officine. Il nous restait donc à nous pencher sur les 14 propositions restantes, touchant quant à elles à l’économie de l’officine et le mode de rémunération du pharmacien. Vous le constaterez juste en dessous, les auteurs du rapport Rioli sont largement favorables à une rémunération mixte du pharmacien, fondée sur une tarification du conseil officinal et, plus largement, une plus grande prise du compte du service à l’officine et rôle du pharmacien comme professionnel de santé à part entière.
L’épineuse question de la tarification est sur la table.

Voici donc ces 14 propositions :
- Stabiliser l’économie de l’officine afin de permettre à la profession d’envisager son avenir et d’investir pour une meilleure prise en charge du patient.
- Valoriser les actes et missions afin que l’entreprise officinal puisse en assumer la charge économique sans déséquilibrer ses comptes financiers et son résultat garant de sa survie et de la préservation du maillage démo-géographique.
- La rémunération spécifique d’un acte pharmaceutique pour les nouvelles missions du pharmacien prévues dans la loi HPST doit être indépendante du coût industriel du médicament, des volumes consommés et doit se présenter sous forme d’honoraire.
- L’économie de l’officine doit être fondée sur une rémunération mixte.
- Elaborer avec les assureurs du régime complémentaire une charte de prise en charge de l’honoraire conseil associé à la dispensation du médicament pour la médication familiale.
- Rationaliser la prise en charge de la médication officinale en partenariat avec les organismes complémentaires.
- Nécessité d’une prise en charge de certains soins de premiers recours par le régime obligatoire afin de consolider le parcours de soins et instituer le réflexe patient-officine générateur d’économies.
- Le pharmacien doit être associé à la mise en place d’une politique de prévention santé et notamment de dépistage pour en améliorer l’efficacité grâce à sa proximité et sa disponibilité au travers d’un acte valorisé.
- Faire évoluer le mode de rémunération à enveloppe constante, avec réemploi du montant de la marge perdue en 2008 (150M d’Euros) pour financer les débuts de la rémunération à l’acte du suivi des patients chroniques.
- Développer le volume des actes de suivi des patients chroniques et financement par la prise en charge du régime obligatoire aidé d’un transfert partiel de la rémunération forfaitaire à la boîte afin de donner une valeur économique cohérente à l’acte.
- Introduire une tarification de service à l’officine séparée d’une tarification des produits pour les services optionnels.
- Déterminer une nomenclature des actes de conseils pouvant être valorisés à l’officine.
- Il est urgent d’entreprendre et de moderniser l’officine de pharmacie afin de mieux prendre en charge le patient dans le parcours de soins dont la rationalisation des coûts justifiera un investissement à enveloppe constante pour les comptes sociaux.
- Lancer une étude sur le développement des grands conditionnements alimentant le gisement des MNU, afin de vérifier que cela ne fait pas l’objet d’un gaspillage inutile.



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Nan ?!? Que vois-je ?!? Un iphone ?!? Dans 2 jours ?!? MOI, je veux je veux je veux je veux je veux ! Faut s’inscrire où ? Orange veux pas que j’en prenne un parce que pas assez de points et encore trop engagée, méchants, bouh ! Le père-noel Gelule est mon sauveur ? Attention autres candidats, Anne-Sotte peut devenir très méchante, mouhaha !
Bon ok, ça n’avait rien à voir avec l’article hein, mais cette accroche en haut du site m’a un peu plus intéressée personnellement…
quand cela pourrait etre mise en place dans les pharmacie
le rapport rioli ?
En tout cas, une chose est assez frappante dans ce rapport c’est que les propositions ne sont pas assujettis d’une évaluation des résultats.
On est « un peu » en retard par rapport à nos confrères australiens qui démontrent l’impact des investissements publics (sous formes de rémunérations complémentaires) par des études indépendantes qui démontrent (ou non) les résultats des nouveaux services proposés…