UNE révolution se prépare dans la distribution pharmaceutique.
Les Français pourront bientôt prendre directement en rayon certains produits contre des pathologies bénignes comme le rhume, le mal gorge ou de tête… sans les demander à leur pharmacien. Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s’est clairement prononcée pour qu’ils passent « devant le comptoir ». Le coup d’envoi de cette révolution sera donné demain, lors d’une première réunion de travail avec les professionnels concernés.
Les pharmaciens ont finalement choisi de ne pas s’opposer au mouvement et veulent au contraire, alors que Bruxelles remet en cause leur monopole, y trouver l’occasion de renforcer leur rôle de conseil aux patients.
Ils plaideront donc pour un aménagement des officines permettant de prendre directement une boîte de médicaments en rayon mais où le pharmacien sera présent pour vérifier qu’elle correspond bien aux symptômes ou qu’il n’y a pas de contre-indication avec d’autres traitements.
Ils souhaitent aussi que ces produits achetés en libre-service puissent être enregistrés dans le dossier pharmaceutique du patient – en cours de création -, toujours pour éviter des interactions nocives.
Selon l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa), un transfert de 5 % de la prescription vers l’automédication permettrait à la Sécu d’économiser 2,5 milliards d’euros par an.
Le libre accès aurait pour « effet secondaire » appréciable ( ? ) de pousser les officines à plus de transparence et à plus de concurrence entre elles.
A suivre
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