La Cour des Comptes avait annoncé la couleur : parmis les 23000 pharmacies en France, 5000 officines étaient de trop. Il n’en fallait pas moins pour justifier un peu plus les grandes mesures mises en œuvre ces derniers mois. Le gel des créations, la baisse des marges, celle des prix des médicaments, la modification des quotas de population pour l’installation – 2500 habitants recensés pour une première installation, 3500 de plus pour la seconde – et une volonté affichée de rationaliser l’implantation des pharmacies sur le territoire. Et donc d’en réduire le nombre, phénomène de sélection naturelle scientifiquement prouvé en période de vache maigre.
Nous y sommes, donc. Les liquidations judiciaires, notamment, ce sont multipliées ces derniers temps : 80 sur la seule commune de Paris! Et l’Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF) de tirer la sonnette d’alarme : 4000 officines seraient à court terme menacées. Dire que la pilule – qui a dit Gélule? – a du mal à passer serait un mot d’esprit aussi facile que révélateur.



