
Comment partir à l’étranger en parallèle de son cursus d’étudiant en pharmacie ? Pas toujours facile. Les programmes en français ne trouvent pas d’équivalence exacte à l’étranger et bien souvent (mais pas toujours) nos chères facultés ne propose rien en matière d’échange. Qu’à cela ne tienne, d’autres options sont à la disposition du « young pharmacist » recherchant un stage à l’étranger. A vous le Student Echange Program, l’Individual Mobility Project ou encore le Volontariat International en Entreprise. Mode d’emploi en 3 étapes.
1. First, le Student Exchange Program (SEP)
Mis en place par l’IPSF (Fédération Internationale des Etudiants en Pharmacie), ce programme permet de partir faire un stage à l’étranger pour une durée de 1 à 3 mois, le plus souvent pendant les vacances d’été. Ce stage, d’une durée relativement courte, est une excellente occasion de découvrir la pharmacie dans un environnement parfois très différent de celui que l’on connait et permet de vivre une expérience unique.
Basé sur le principe de l’échange, le nombre d’étudiant français à partir correspond à peu près au nombre d’étudiant étranger pouvant être placés en France au même moment. Mais c’est justement là que le bât blesse car peu de pharmaciens officinaux, répartiteurs ou encore industriels proposent aujourd’hui de stages dans le cadre de ces échanges, et de ce fait peu d’étudiant français ont la chance de partir à l’étranger…dommage. C’est pourtant un partenariat gagnant-gagnant :
- Pour le pharmacien accueillant, parce qu’il s’agit d’un stage très bien encadré (convention, assurance), non rémunéré, qui a lieu durant la période d’été (quand le personnel part en congés). Cette expérience permet un échange et apporte une vision internationale que l’on n’a pas forcément.
- Pour l’étudiant en pharmacie, parce qu’il découvre un nouveau pays et une nouvelle culture, mais aussi un nouvel environnement autre que celui de la pharmacie en France et du système de soin français. Et pour toujours cette expérience reste inoubliable.
Bref , étudiant et accueillants pensez-y ! Et n’hésitez pas à faire un saut sur les sites suivants dont celui de l’ANEPF qui vous aidera dans toutes vos démarches.
http://www.ipsf.org
http://sep.ipsf.org
http://www.anepf.org
2. Segundo, l’Individual Mobility Project (IMP)
En collaboration avec l’EPSA (European Pharmaceutical Student Association), ce programme d’échange, qui vient de voir le jour, s’adresse à des candidats en fin d’étude ou aux jeunes diplômés. Il s’agit de stages proposés dans tous les secteurs de la pharmacie (hors officine), rémunérés et pour une durée de 2 à 12 mois.
Comme dans le cadre du S.E.P., les organisateurs sont toujours à la recherche d’entreprises pharmaceutiques qui seraient intéressées par le concept.
3. Drittens, le V.I.E. (Volontariat International en Entreprise)
Voilà une option intéressante pour l’étudiant en 6ème année filière industrie ou le jeune diplômé. Partir en V.I.E. c’est s’engager pour une mission professionnelle à l’étranger tout en bénéficiant d’un statut public protecteur. Les missions en entreprise ont une durée de 6 à 24 mois pour le jeune pharmacien qui veut s’essayer.
Les V.I.E. perçoivent mensuellement une indemnité forfaitaire, variable suivant le pays d’affectation, mais indépendante du niveau de qualification. Les offres sont publiées sur le site, mais il est vivement conseillé d’élargir sa recherche à l’ensemble des entreprises pharmaceutiques françaises (il n’y en a pas tant que ça…).
Les postes à pouvoir sont principalement dans les secteurs du réglementaire, du marketing, des études de marchés ou en développement clinique.
Comme les autres programmes c’est l’opportunité de partir découvrir un pays mais dans ce cas c’est aussi une expérience professionnelle enrichissante, véritable tremplin pour une carrière internationale.
http://www.civiweb.com
Chez Supergelule on a testé le S.E.P. et le V.I.E. et donc on peut vous dire que dans les 2 cas on valide à 100% parce qu’il n’y a pas mieux, avant de se lancer dans le monde du travail, que de s’être un peu ouvert l’esprit en allant voir ce qui se passe ailleurs !




{ 6 comments… read them below or add one }
Article trés intéressant !
Sinon, pour partir à l’étranger il y a la possibilité de faire une année de césure où on prend sac à dos et vélo pour faire des reportages sur les Pharmacies : http://remoleur16.free.fr/
« Les programmes en français ne trouvent pas d’équivalence exacte à l’étranger et bien souvent (mais pas toujours) nos chères facultés ne propose rien en matière d’échange. »
Non, c’est faux! Les facs en proposent et je suis actuellement à Malte en Erasmus et étudiant en 4ème année de pharmacie. Sachez que d’autres pays sont également disponible.
Effectivement, c’est vraiment quelque chose de particulier et à faire, une ouverture d’esprit sur le monde, sur une autre culture, une autre façon de penser, une autre langue, … bref une expérience personnelle inoubliable.
En effet certaines facultés de pharmacie proposent des échanges d’où le « mais pas toujours », tu as de la chance de faire partie de l’une d’entre elles mais malheureusement toutes sont loin d’en proposer de manière pro-active. En tout cas merci de ton témoignage!
Il y a également les facs où des Erasmus sont possibles mais teelement peu d’informations que l’ampleur des démarches à effecuer décourage toute personne.
Résultat, personne ne bouge alors qu’il suffirait d’une personne pour ouvrir la voie puisqu’après les suivants connaîtront l’ensemble des démarches à réaliser…
Bonjour!
Les démarches ne sont pas si compliquées, mais avec l’aide de la fac c’est vrai que c’est plus facile que de se lancer seul dans l’établissement d’un partenariat avec une fac d’accueil… Et au niveau des équivalences, je pense qu’avec le passage au système LMD qui s’effectue en France ça va être beaucoup simple (grace au système des ECTS), encore 1 an ou 2 à attendre je pense (?)…
En effet le programme Erasmus est encore un peu limité dans notre branche mais il existe! Je suis actuellement à Athènes pour effectuer 3 mois du stage Hospitalier de 5e année (je suis à la fac à Marseille)
Quant à l’expérience Erasmus en elle-même… rencontres, découvertes, émerveillement, enrichissement…, impossible de ne la décrire qu’en un mot!
Je suis d’accord avec July, j’ai également effectué les 3 derniers mois de mon stage de 5 AHU à l’étranger dans un laboratoire de recherche d’un hôpital des USA.
Une grande expérience, mais il a fallu s’accrocher pour y arriver, niveau paperasse, accord pour les bourses et surtout, tout d’abord, trouver un lieu de stage !! Environ 200 mails envoyés sur toute la côte Est et le Canada anglophone, c’est parfois difficile de faire comprendre notre cursus outre-Atlantique, et le rôle du stage en hôpital alors que nous nous destinons à une carrière officinale !
Du coup on s’est rabattus sur les laboratoires de recherche qui sont plutôt enthousiastes quant à la candidature des étudiants étrangers. Une expérience enrichissante, une véritable immersion dans la langue anglaise, beaucoup de rencontres inoubliables, et pourtant on est encore trop peu à profiter de cette chance, que ce soit dans n’importe quel pays du monde !
Même si je comprends que les démarches en découragent plus d’un (la fac se contente de publier les adresses des lieux de stage des années précédentes, au Québec très souvent), au final c’est un pas en avant, une démarche personnelle, et une façon de remettre son cerveau en route après une année au final bien relax (si on est en section officine).